bouillonnementNous sommes formés principalement d’eau, comme la terre, enfin la planète Terre, car l’élément terre ne fait pas tout fait penser à celui de l’eau.

Cette eau, je l’adore. D’aucuns pourraient dire que c’est mon signe astrologique qui veut ça. Peut-être, bien que cette pseudo-science ne me semble pas très pertinente. Quand j’étais gamine et que nous passions les vacances en Lozère, j’étais la première à hurler d’arrêter la voiture lorsque j’apercevais un ruisseau. La couleur, l’odeur, la texture de cette eau vive me ravissait au possible.

Plus tard, bien plus tard, car ma mère avait toujours eu horreur d’aller passer des séjours à la mer, j’ai découvert l’Océan. J’avais vingt-cinq ans et pour la première fois de ma vie, je mettais les pieds sur une plage immense à perte de vue. Enfin, c’est vite dit car ce jour-là, la brume avait envahi l’espace rendant encore plus spécial ce moment de découverte. Les moments d’après, je me délectais de voir les vagues se former et s’étendre dans le sable. Etrangement, il me fallut encore attendre la naissance de mes enfants pour mieux profiter de cette étendue magique. Car les craintes de me noyer étaient très présentes, certainement un héritage maternelle.

Puis, j’ai arrêté d’aller voir la mer. Mon corps ne ressentait plus l’appel de cette immensité. Je me protégeais beaucoup du soleil et de ses rayonnements. Je crois aussi que j’avais subi une sorte d’overdose, une trop grande absorption de cet univers marin.

Aujourd’hui, je barbote dans ma baignoire. J’ai besoin lorsque l’été paraît de m’inonder de fraicheur, de prendre l’hydratation et l’apaisement que procure l’eau qui ruissèle sur mon corps. Après, je peste contre mon thermostat interne qui ne sait plus depuis bien longtemps normaliser ma température de peau. Je peux la sentir glacée comme brûlante et je suis comme une funambule qui cherche son équilibre dans ce chaos de sensations.

Et voilà ! Mon esprit chercheur vient d’avoir quelques réponses. Bien que j’ai beaucoup avancé dans la gestion de mes émotions, que je sais faire maintenant face à ce déferlement de perceptions, je ne voulais pas me résigner à une unique cause psychique. Bien que finalement on ne sait plus trop qui de l’œuf est la poule, c’est ainsi que l’on dit ? Peut-être ai-je tellement fait face à des évènements percutants dans mon existence, qu’à force de lutter, de déployer des trésors d’ingéniosité pour survivre, j’ai trop entraîné mes cellules dans ces combats. Leur excès de sollicitation les ont conduites à adopter un fonctionnement, pour elles, normale. Elles ont donc commencé à se retourner contre moi, m’attaquant à leur tour ! Cela s’appelle une maladie auto-immune.

Heureusement, cela se soigne et j’utiliserai mon art de la patience pour aider à ma guérison. J’espère ne pas rencontrer des étapes compliquées ou atypiques qui m’amèneraient à des traitements radicaux sur moi-même. Mais on n’en est pas là et on prendra les décisions au fur et à mesure.

Je me retrouve un peu dans cette situation d’il y a douze ans, qui m’avait d’ailleurs fait ouvrir le blog de la quarantaine, à essayer de comprendre pourquoi mon corps décide d’être en surplus ! Je n’aime pas cette sensation d’avoir trop en moi et de devoir m’en débarrasser. De même que je n’ai jamais songé à rajouter ou enlever quoi que ce soit à mon enveloppe charnelle. C’est cette disposition à m’accepter telle quelle que je vais mettre en œuvre à nouveau.

Je suis fière d’avoir appris à le faire. Des forces que je développe tout le temps pour exister dans le meilleur de moi.

Aujourd’hui, c’était une page très personnelle, dévoilant mon ressenti au milieu de détails volontairement très flous. La partie technique ne m’intéresse pas. C’est le mouvement qui se crée à l’intérieur de moi que j’essaye de comprendre et d’assimiler.

Je reproduis le plus souvent possible dans mon esprit ce beau mantra français, qui m’a été transmis par un grand Maître Lama :

Pour lever le voile de la pensée, je rejette les poussières, je rejette les souillures.

Essayer de vous le répéter, en faisant le ménage, par exemple, ou en vous lavant les dents et vous verrez le résultat : c’est surprenant !